Editions du Sacré-Coeur
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Nouveautés des  Editions du Sacré-Coeur !

Itinéraire d'un croyant gâté

Jean-Marc Paing 

avec Raphaëlle Simon

 

 

Lorsque Jean-Marc Paing, à l’âge de 28 ans, entre fortuitement dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, il ne sait pas encore qu’il va en sortir différent. Il lui faudra du temps pour qu’il réalise à quel point la grâce aura fait son œuvre… Aujourd’hui marié et père de quatre enfants, l’entrepreneur revient sur son parcours, parfois chaotique, et son abandon dans les mains de la Vierge Marie qui le mènera de conversions en guérisons. Il livre ici un témoignage saisissant, celui d’un homme qui s’est laissé bouleverser en choisissant de mettre le Christ au cœur de sa vie, et s’est senti poussé à « publier les merveilles de Dieu ».

 

 

"Jean-Marc Paing dans ce témoignage nous livre un récit passionnant d'aventures humaines et spirituelles sous la mouvance de l'Esprit saint". (Père Julien Antoine)

"Le témoignage de Jean-Marc, simple et humble, son cœur à cœur progressif avec Jésus et celui de sa sainte Mère nous fait avancer vers Dieu". (Elric Huguet du Lorin– RCF Touraine Loir-et-Cher)

Jean-Marc Paing, après une carrière commerciale dans l'aménagement de maisons de retraite, est maintenant éditeur et libraire à Tours.

 

Raphaëlle Simon, journaliste indépendante, ancienne rédactrice en chef de la radio RCF à Tours, collabore à divers titres de la presse chrétienne. 

 

ISBN : 9791094556139  - 150 pages - 16 € - Sortie juillet 2019

Toulon : vers une béatification d'une enfant décédée d'un cancer en 2010  ?

Le diocèse de Fréjus-Toulon a donné son accord pour l'ouverture d'un procès en béatification pour la jeune Anne-Gabrielle Caron, rapporte « France Bleu ».

Publié le  | Le Point.fr

C'est une procédure presque inédite qui est autorisée par le diocèse de Fréjus-Toulon. En effet, pour la deuxième fois de son histoire, il a autorisé l'ouverture d'un procès en béatification en faveur d'Anne-Gabrielle Caron. L'enfant décédé à l'âge de 8 ans en 2010, après une longue maladie, l'a vécue de façon édifiante. Aînée d'une famille très croyante et pratiquante, elle s'était battue jusqu'à son dernier souffle contre le cancer en s'appuyant sans cesse sur sa foi, explique France Bleu.

Malgré la souffrance de sa maladie, la jeune fille continuait pourtant de faire le bien autour d'elle. L'évêque monseigneur Dominique Rey, qui a donné son accord pour l'ouverture de la procédure, avait rencontré Anne-Gabrielle Caron. « Elle était joyeuse, vive, déterminée, entraînante. J'ai également été marqué par sa profondeur d'âme et sa charité alors qu'elle aurait pu se replier sur elle-même. Elle était unie à la souffrance des autres et au Christ », raconte l'évêque à France Bleu. Longtemps hospitalisée à La Timone à Marseille, la petite Toulonnaise voulait notamment « prendre la souffrance de tous les enfants hospitalisés ».

Des personnes obtiennent des grâces. C'est d'ailleurs pour cette raison que de nombreux témoignages arrivent régulièrement dans la boîte aux lettres de ses parents. Selon Pascal Barthélémy, le postulateur (l'homme chargé d'enquêter sur la « sainteté » de l'enfant), ces intentions envers Anne-Gabrielle seront essentielles en faveur de sa béatification. « Des gens invoquent Anne-Gabrielle, prient par son intermédiaire et obtiennent des grâces. Certains obtiennent des guérisons, qui ne relèvent pas du miracle, mais du jour au lendemain leurs médicaments sont efficaces. Ils ne l'étaient pas jusque-là. Ces récits pris un par un ne signifient pas grand-chose, mais, quand vous recevez beaucoup de témoignages du même ordre, vous vous dites il se passe quand même quelque chose », a-t-il confié.

Les personnes témoins des grâces d'Anne-Gabrielle Caron seront entendues par le tribunal réuni par l'évêque de Fréjus-Toulon. Une fois le dossier complet, il sera envoyé au Vatican, qui devra trancher sur une béatification ou non. La procédure pourrait durer de nombreuses années.

En France, c'est Élisabeth Eppinger qui est la dernière personne à avoir obtenu la béatification, le 9 septembre 2018. Il s'agit d'une religieuse décédée en 1867 qui a fondé la Congrégation des sœurs du Très-Saint-Rédempteur.

 

Article de Famille Chrétienne en ligne du 4 juin 2019
Raphaëlle Simon

Le diocèse de Toulon a récemment ouvert la cause de canonisation de la petite Anne-Gabrielle Caron, une enfant décédée à l’âge de 8 ans en 2010, après une longue maladie vécue de façon édifiante. 

La procédure diocésaine en vue de l’éventuelle béatification et canonisation de la petite Anne-Gabrielle Caron (2002-2010) emportée par un cancer à l’âge de huit ans, a été officiellement ouverte dans le diocèse de Fréjus-Toulon, où elle a vécu. En 2016, Famille Chrétienne avait rencontré sa mère, Marie-Dauphine Caron, auteur du livre poignant Là où meurt l’espoir, brille l’Espérance (éd. du Sacré-Cœur). Celle-ci avait également témoigné, lors des 40 ans de Famille Chrétienne au sanctuaire d’Alençon en juillet 2018 de l’ascension spirituelle fulgurante de sa fille et de ses souffrances offertes par amour pour les pécheurs. « Nous avons vécu avec Anne-Gabrielle quelque chose de “hors-norme”, même si nous n’en avons pas pris la mesure, confie aujourd’hui sa mère, très émue. Beaucoup nous témoignent qu’ils la considèrent comme une grande sœur. C’était une enfant, mais avec une maturité d’adulte. » Marie-Dauphine confie aussi que « malgré l’immense joie et la grande action de grâces que suscite en nous cette nouvelle, c’est un peu aussi vertigineux, tant nous avons conscience de notre petitesse. » Mais comme le disait Anne-Gabrielle trois jours avant son rappel à Dieu, ‘je sais que tout ira bien car le Bon Dieu fera que tout aille bien’. »
Le postulateur de la cause, approuvé par Mgr Dominique Rey le 17 avril dernier, est Pascal Barthélemy, entrepreneur, père de famille et chrétien engagé. Les grâces reçues par l’intercession de la future Servante de Dieu Anne-Gabrielle Caron doivent être adressées au diocèse de Fréjus-Toulon ou à l’adresse : priere.annegabrielle@gmail.com.

Trouver la prière 

Article Aleteia du 5 juin 2019 de Marzena Devoud :

Le diocèse de Toulon a ouvert la cause de canonisation d'Anne-Gabrielle Caron. Cette petite fille a été emportée par un cancer foudroyant à l’âge de 8 ans, après une longue maladie vécue comme une véritable ascension spirituelle.

La procédure en vue de l’éventuelle béatification et canonisation de la petite Anne-Gabrielle Caron (2002-2010), décédée à l’âge de 8 ans, a été officiellement ouverte dans le diocèse de Fréjus-Toulon où elle a vécu avec sa famille révèle Famille Chrétienne. Emportée par un cancer, sa terrible épreuve a été l’occasion d’une ascension spirituelle impressionnante. Selon Mgr Dominique Rey, évêque de Toulon, Anne-Gabrielle Caron nous donne une magnifique leçon d’espérance. « C’était une enfant qui a vécu sa maladie à la ressemblance de la Passion du Christ. J’ai prié pour elle et j’ai pu voir cette petite personne qui — au cœur de sa souffrance — recevait la vie comme une offrande au Seigneur. Anne-Gabrielle était le témoin de Dieu. Elle était le signe de Dieu », a-t-il confié à Aleteia.

 

Face à la maladie et la mort

Souriante, épanouie, s’occupant volontiers de ses trois petits frère et sœurs et se réjouissant des activités scoutes auxquelles elle participe régulièrement, Anne-Gabrielle Caron est confrontée brutalement à la maladie et à la menace de la mort. C’est au cours de sa septième année qu’elle se plaint de plus en plus de douleurs dans une jambe. Six mois plus tard, le diagnostic tombe : Anne-Gabrielle souffre d’un cancer très rare — le sarcome d’Ewing — qui l’atteint au tibia. Elle suit une chimiothérapie pendant huit mois à l’hôpital de La Timone à Marseille. Toute la vie familiale est bouleversée… Un grand soutien logistique et spirituel se met en place grâce aux proches et aux infirmières de l’hôpital. Malgré différents traitements, le cancer récidive. Il se propage dans tout le corps de l’enfant, en attaquant tous ses os. Sous morphine, Anne-Gabrielle supporte à peine le poids de son propre corps.

Pourtant, du haut de ses quelques années, elle donne une magnifique leçon d’espérance. Cette petite fille de huit ans incarne l’exemple que citait Jean Paul II dans sa lettre apostolique Salvici doloris : « À l’exemple du Christ, la souffrance peut devenir une prière. Unie à celle de Jésus, la souffrance est capable d’entrer dans l’ordre de l’amour et de retomber en grâces pour les autres. »

Comme l’explique Marie-Dauphine Caron, la mère d’Anne-Gabrielle, dans un livre/témoignage poignant Là où meurt l’espoir, brille l’Espérance, il n’y a pas de « oui » à la souffrance. Il s’agit plutôt d’un « oui » à l’amour que nous pouvons donner à travers cette souffrance. Dans le même temps, une telle offrande est une preuve d’amour envers le Christ, une preuve qui prend le contre-pied des péchés des hommes. Anne-Gabrielle appelait cela « consoler Jésus ». Elle affirmait ainsi : « Même si je n’aime pas être malade, j’ai de la chance, car je peux aider le Bon Dieu à faire revenir les gens vers Lui ».

Quand la croix cohabite avec la croix

Au cours de la maladie, la vie d’Anne-Gabrielle s’articule dans la cohabitation de la croix et de la joie. Quelques mois avant sa mort, elle confie encore à sa mère : « J’ai demandé au Bon Dieu de me donner toutes les souffrances des enfants de l’hôpital. » Et elle précise : « Je souffre tellement que si eux pouvaient ne pas souffrir…  » Comme en témoigne sa mère, Anne-Gabrielle est déterminée. Elle désire être une grande sainte, « comme sainte Thérèse de Lisieux ! « . C’est ce qu’elle dit un jour avec assurance : « Mais je serai sainte ! « . Peu après, elle confie à sa mère : « Je me dis de temps en temps (pas souvent) que, quand je serai morte, je me dirai qu’en fait, ce n’était pas difficile du tout de faire le bien. C’est vrai, ce n’est pas difficile d’être gentille, de penser aux autres, d’obéir et de ne pas taper ses frères et sœurs. »

Le dernier mois de sa vie est marqué par des moments de grâce. Anne-Gabrielle pardonne à ceux qui lui ont fait du mal, comme à ceux qui se sont moqués d’elle. Elle exprime la volonté de demander pardon à tous ceux qu’elle a pu blesser. Elle redit également son amour à l’égard de ses parents, de son frère et de ses deux sœurs. En tenant une image du Christ en croix, elle s’écrie : « Non ! C’est trop !… Jésus… Il a trop souffert… ». Ses prières prennent une telle valeur que des proches lui confient des intentions. Certains d’entre eux témoigneront plus tard avoir été exaucés. Mgr Dominique Rey se souvient d’un jour en particulier. Il venait de lui apporter la communion. Pour la première fois en dix-huit mois d’épreuve, elle lui dit que la coupe est trop remplie, que tout cela est trop pour elle. C’était la veille de sa mort. Quelques heures plus tard, on la retrouve en paix. C’est ainsi qu’elle fait ses adieux. Elle s’éteint dans la soirée du 23 juillet 2010, après une agonie de 30 heures au cours de laquelle elle reste consciente jusqu’au bout. « Voir Anne-Gabrielle, c’était voir Dieu », témoignera un prêtre à son enterrement.

 
 

Le postulateur de la cause, approuvé par Mgr Dominique Rey le 17 avril, est Pascal Barthélemy, chrétien engagé, entrepreneur et père de famille. L’enquête diocésaine prendra plusieurs mois avant d’être transmise au Vatican. « Il faut du temps pour rassembler et mettre en forme de nombreux témoignages qui ne cessent d’affluer », explique  Mgr Rey.

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